C’EST QUOI CES « CAPSULES à SUICIDE » QUI POURRAIENT BIENTôT êTRE INSTALLéES EN SUISSE ?

Inventées par le militant australien pro-euthanasie Philip Nitschke, des « capsules à suicide » pourraient être utilisées dès cet été pour le suicide assisté en Suisse

fin de vie - Inventées par le militant australien pro-euthanasie Philip Nitschke, des « capsules à suicide » pourraient être utilisées dès cet été pour le suicide assisté en Suisse

Philip Nitschke, un militant australien pro-euthanasie, a l’ambition de lancer une « capsule à suicide » en Suisse au cours de ce mois de juillet. L’information a été révélée par le quotidien suisse Neue Zürcher Zeitung (NZZ) et relayée par Courrier International vendredi. Le principe de cette capsule, baptisée « Sarco » et surnommée la « Tesla de l’euthanasie », est aussi simple que controversé.

Après s’être installée dans l’habitacle, la personne n’a qu’à appuyer sur un bouton pour mettre fin à sa vie. « Une simple pression sur un bouton, et la mort survient, indolore, en quelques secondes », écrivent nos confrères. Dans le détail, la cabine se remplit d’azote et son occupant meurt par manque d’oxygène, sans panique ni sensation d’étouffement.

Des questions juridiques et éthiques

Comme l’explique Neue Zürcher Zeitung, le lancement de la « capsule à suicide » en Suisse serait un « rêve devenu réalité » pour Philip Nitschke, qui se définit « comme un pionnier humaniste militant pour la libéralisation du suicide assisté ». L’ancien médecin australien de 76 ans estime que tous les adultes responsables devraient avoir le droit de mettre fin à leurs jours paisiblement, même s’ils n’ont pas de problème de santé.

Evidemment, l’utilisation de cette « capsule à suicide » soulève de multiples questions, d’abord juridiques. « Toute personne mettant en circulation un dispositif médical non homologué s’expose à une peine maximale de trois ans de prison », rappellent nos confrères de NZZ. Mais Philip Nitschke affirme de son côté que son dispositif est « non médical » et qu’il ne s’expose donc à aucune infraction.

Autre question qui ressort également : les personnes qui utiliseraient cette cabine meurent-elles vraiment sans douleur ? En janvier, l’Etat américain d’Alabama a exécuté un condamné par inhalation d’azote, une première mondiale. Mais la procédure avait été vivement critiquée par des experts des Nations Unies, considérant qu’il ne s’agissait pas d’une mort « rapide, indolore et humaine », indiquent nos confrères alémaniques.

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